L'armée de 1967 à aujourd'hui

L'historique de l'Armée luxembourgeoiseDécouvrez un historique des dernières 50 années

1967

Abolition du service militaire obligatoire

Le 22 juin 1967, la Chambre des Députés approuve le projet de loi portant abolition du service militaire obligatoire. L’objectif est de créer une Armée appropriée à l'étendue du pays, composée d'effectifs peu nombreux mais bien équipés et formés.

1968

Nouvelle structure de commandement

La nouvelle structure de commandement définie par la loi de 1967 est mise en place en mai 1968. En raison de sa nouvelle orientation, l’Armée ne dispose plus d'état-major général, celui-ci étant suppléé par un commandement.

1969

Première participation à un exercice majeur de l'OTAN

En septembre 1969, le bataillon luxembourgeois rattaché à la Force Mobile du Commandement Allié en Europe (AMF) participe pour la première fois à un exercice majeur de l’OTAN.

1970

Restructuration du Centre d’Instruction

Une première restructuration du Centre d’Instruction de l’Armée et du bataillon OTAN a lieu en février 1970. Dorénavant, le CIA comprend certaines unités.

1971

Véhicules du bataillon d’Infanterie OTAN

En 1971, le Bataillon d’Infanterie OTAN dispose des véhicules suivants : 24 camions M35, 24 camionnettes Dodge, 1 ambulance Dodge, 44 véhicules M151.

1972

Mitrailleuse MAG

En 1972, la mitrailleuse MAG (Mitrailleuse à Gaz) développée par la Fabrique Nationale d’Armes de Guerre de Herstal/Belgique, est introduite à l’Armée. Elle remplace la mitrailleuse M60 américaine, qui avait été mise en service en 1957.

1973

L’Armée participe à l’exercice ABSALON EXPRESS

Du 4 au 21 novembre 1973, l’Armée participe à l’exercice ABSALON EXPRESS au Danemark. Cet exercice, auquel participent 13000 militaires provenant de huit pays alliés, se déroule principalement dans la région de Sjælland.

1974

Cérémonie de jumelage

Le 16 juillet 1974 a lieu la cérémonie de jumelage entre le Centre d’Instruction de l’Armée de Diekirch et le premier Bataillon du 39ème Régiment de la 8ème Division d’Infanterie américaine, en garnison à Baumholder en Rhénanie-Palatinat.

1975

l'OTAN utilise le Findel comme aéroport de débarquement

Le 8 octobre 1975, 188 soldats débarquent de deux avions C-141 «Starlifter » de l'US Air Force et continuent leur voyage par la route à l'aide de moyens de transport luxembourgeois vers la République Fédérale d'Allemagne.

1976

Changement d’appellation du Centre d’Instruction de l’Armée

En février 1976, il est procédé à un changement d’appellation du Centre d’Instruction de l’Armée (CIA) à Diekirch qui devient le Centre d’Instruction Militaire (CIM). Son organisation reste inchangée.

1977

Exercice de défense territoriale TERRE ROUGE au Luxembourg

Du 27 au 29 avril 1977, exercice de défense territoriale TERRE ROUGE au Luxembourg. Il s’agit du premier exercice d’envergure interallié, organisé sur notre territoire national depuis 1967.

1978

Cérémonies du Remembrance Day à Ettelbruck

En juin, le General Alexander Haig Jr., Commandant Suprême des Forces Alliées en Europe (SACEUR) assiste aux cérémonies du Remembrance Day à Ettelbruck.

1979

Différents exercices interalliés

Une compagnie du Bataillon OTAN, renforcée d’une section anti-char et d’une section de soutien logistique participe à l’exercice CERTAIN SENTINEL (Reforger 79) du 29 janvier au 7 février en Allemagne.

1980

Centre d’Instruction Militaire signe deux actes de jumelage

Le 30 janvier 1980, le Centre d’Instruction Militaire signe deux actes de jumelage avec le 151ème Régiment d'Infanterie français en garnison à METZ et avec le 3ème Régiment de Chasseurs Ardennais de l’Armée belge, stationné à Vielsalm.

1981

Exercice PORTE DES ARDENNES

L’exercice PORTE DES ARDENNES est organisé sur le territoire luxembourgeois du 16 au 21 mars. L’exercice mobilise quelque 300 militaires luxembourgeois et une centaine de militaires belges du 3ème Régiment de Chasseurs Ardennais et de l’Ecole d’Infanterie d’Arlon.

1982

Participation d’un peloton à l’exercice ALLOY EXPRESS

Le 24 février 1982, le premier de 18 avions AWACS (Airborne Warning and Control System) du type BOEING E-3A, mis à la disposition de la NAEWF (Nato Airborne Early Warning Force), est immatriculé au LUXEMBOURG (LX-N 90442).

1983

Différents exercices interalliés

Un groupe d’officiers et de sous-officiers participe à WINTEX/ CIMEX 83, l’exercice de planification et de conduite stratégique conduit par les différents éléments de la structure de commandement de l’OTAN et les organismes décisionnels des pays alliés.

1984

AVALANCHE EXPRESS en Norvège du Nord

Du 06 au 31 mars, un contingent de 136 militaires avec 47 véhicules participe à AVALANCHE EXPRESS en Norvège du Nord. Cet exercice aéroterrestre s’inscrit dans le cadre des entraînements des Forces Mobiles de l’OTAN dans les conditions hivernales extrêmes.

1985

Remplacement de véhicules

Le remplacement des camionnettes ROVER par le véhicule tactique de construction américaine HMMWV (High Mobility Multipropose Wheeled Vehicule) débute en 1985 avec la livraison d’une première tranche de 29 véhicules.

1986

Accords pour le soutien aux renforcements extérieurs

Suite à la signature des adaptation de la contribution à l’AMF et les plans d’exécution subséquents, l’année 1986 marque une nouvelle étape importante pour l’Armée luxembourgeoise.

1987

Exercice de l’AMF conduit sous le nom ACCORD EXPRESS 87

L’exercice de l’AMF conduit sous le nom ACCORD EXPRESS 87 a lieu du 28 août au 25 septembre dans la région de Sjaelland au Danemark.

1988

Exercice ARROWHEAD EXPRESS 88

Du 29 février au 19 mars 1988, le contingent AMF participe à l’exercice ARROWHEAD EXPRESS 88, dans la région de Bardufoss, au nord de la Norvège.

1989

Procédures opérationnelles en cas de crise grave ou de guerre

Au mois de mars, l’Armée participe pour la dernière fois à l’exercice de l’OTAN WINTEX, un exercice de planification et de conduite dont l’objectif principal est de mettre en œuvre les plans stratégiques et les procédures opérationnelles en cas de crise grave ou de guerre.

1990

Groupe Inspections, Vérifications et Observations (GIVO)

En 1990, le Groupe Inspections, Vérifications et Observations (GIVO) de l’Armée est mis sur pied. Le GIVO se compose d’un bureau permanent au niveau du Commandement de l’Armée et d’un nombre variable d’officiers et de sous-officiers à temps partiel.

1991

Opération «Provide Comfort »

Entre le 12 avril et le 18 mai 1991, opération «Provide Comfort » humanitaire dans le sud de la Turquie afin de soutenir les réfugiés kurdes dans les montagnes turques au nord de la frontière iraquienne.

1992

Contingent luxembourgeois déployé en Slavonie orientale

Le 30 mars 1992, un contingent luxembourgeois est déployé en Slavonie orientale pour participer à la Force de Protection des Nations Unies (FORPRONU) en Yougoslavie.

1993

Engagement de l’Armée dans la FORPRONU

L’engagement de l’Armée dans la FORPRONU se poursuit en 1993. Un deuxième contingent participe à la FORPRONU d’octobre 1992 à mars 1993, un troisième de mars à août 1993.

1994

50ème anniversaire de la libération en 1944

En 1994, des détachements d’honneur de l’Armée assistent aux nombreuses célébrations marquant le 50ème anniversaire de la libération en 1944.

  • Le 22 juin 1967, la Chambre des Députés approuve le projet de loi portant abolition du service militaire obligatoire.

    L’objectif est de créer une Armée appropriée à l'étendue du pays, composée d'effectifs peu nombreux mais bien équipés et formés, aptes à participer à la défense des intérêts vitaux du pays et à fournir une contribution crédible à l’OTAN. Le niveau d’ambition est de disposer en permanence d’un bataillon opérationnel à quatre compagnies et des éléments de commandement et de soutien.

    Le statut des soldats volontaires est déterminé par règlement grand-ducal. L´engagement porte sur trois années successives au terme duquel le volontaire peut solliciter des rengagements successifs.

    Afin de garantir un recrutement suffisant de militaires, le statut prévoit des dispositions multiples relatives à la rémunération, à la garantie sociale en cas de décès, de maladie, d'accident et, surtout, la garantie quant à l'admission à toute une série d’emplois publics.

    Le fait que les volontaires, après un service militaire de trois ans, sont seuls admis aux carrières inférieures de la Force Armée, de la douane, de l'administration des postes et télécommunications, des établissements pénitentiaires et des eaux et forêts et qu’ils jouissent par ailleurs d'un droit de priorité pour l'admission aux carrières inférieures des autres administrations est l’attrait principal du nouveau système.

    Le 27 avril 1967, le dernier conscrit est libéré de son engagement militaire.

  • La nouvelle structure de commandement définie par la loi de 1967 est mise en place en mai 1968.

    En raison de sa nouvelle orientation, l’Armée ne dispose plus d'état-major général, celui-ci étant suppléé par un commandement. La dénomination de la fonction du chef d'état-major est remplacée par commandant. Le grade de colonel est supprimé suivant l’argument de ne plus être justifié dans cette nouvelle force, composée uniquement d’un bataillon.

    Le nouveau commandement de l’Armée a pour mission de faire exécuter et contrôler les décisions ministérielles, de conseiller le ministre de la Force publique sur l’organisation, la mission, la préparation et l’entraînement de l’Armée, de maintenir les liaisons avec les quartiers généraux alliés et de gérer les domaines du recrutement, de l’engagement et de l’avancement du personnel de l’Armée.

    Le commandement s’installe au Verlorenkost à l’adresse 5, rue Auguste Lumière.

    Il comprend huit officiers dont trois officiers commissionnés (les auditeurs militaires et l’aumônier), huit sous-officiers et quatre soldats.

    Diekirch est choisie comme ville de garnison unique.

    La nouvelle structure du Centre d’Instruction de l’Armée (CIA) comprend les unités suivantes :

    • un élément de commandement et de services
    • deux compagnies d’infanterie OTAN
    • l’unité d’intervention territoriale
    • l’unité d’intervention territoriale
    • la compagnie de garnison
    • la musique militaire

    Les deux missions opérationnelles du CIA consistent dans la préparation et la mise à disposition d’un bataillon à l’OTAN et la défense de la zone de communication alliée à l’intérieur du pays.

    L’effectif théorique du CIA est de 28 officiers, 152 sous-officiers (dont 60 sous-officiers musiciens) 430 soldats et 95 membres du personnel civil.

    Le 8 janvier 1968, la première session de volontaires-stagiaires est incorporée au CIA.

  • En septembre 1969, le bataillon luxembourgeois rattaché à la Force Mobile du Commandement Allié en Europe (AMF) participe pour la première fois à un exercice majeur de l’OTAN.

    Il s’agit de l’Exercice Green Express qui se déroule au Danemark du 6 septembre au 1 octobre.

    Le bataillon d’infanterie OTAN est composé d’un élément de commandement et de service et de deux compagnies d’infanterie avec un effectif total de16 officiers, de 47 sous-officiers et de 237 soldats.

    L’unité est transportable par air et entièrement motorisée.

    Les missions du bataillon luxembourgeois, définies de commun accord avec l’état-major de l’AMF sont les suivantes :

    • sécurité du poste de commandement et des bases logistiques avant et arrière
    • reconnaissance et liaison entre les bataillons de première ligne
    • renforcement de la défense anti-char de l’AMF
    • sécurité des convois sur la route d’approvisionnement principale (MSR).

    L’élément de commandement et de service comprend les sections responsables du ravitaillement, de l’administration et de la maintenance.

    La première compagnie a pour mission d’assurer la défense rapprochée du poste de commandement et des bases logistiques de l’AMF. Elle est organisée en 4 pelotons de fusiliers.

    La deuxième compagnie a pour mission la reconnaissance et la liaison entre bataillons de l’avant, la sécurité des convois et le renforcement de la défense anti-char. Elle est composée d’un peloton anti-char équipé de 6 canons sans recul 106 mm et de deux pelotons d’éclaireurs.

  • Une première restructuration du Centre d’Instruction de l’Armée et du bataillon OTAN a lieu en février 1970.

    Dorénavant, le CIA comprend les unités suivantes :

    • un commandement et une compagnie de commandement et de services (compagnie commandement Sv)
    • deux compagnies d’infanterie OTAN, dénommées compagnie A et compagnie B
    • une compagnie d’armes lourdes, composée d’un élément de commandement, d’un peloton anti-char et de deux pelotons d’éclaireurs, dénommée compagnie C
    • la compagnie de garnison
    • la musique militaire.

    Pour ce qui est de l’adaptation du bataillon OTAN, le changement principal concerne la deuxième compagnie qui est remplacée par une compagnie d’armes lourdes.

    L’effectif du bataillon est porté à 17 officiers, 45 sous-officiers et 258 soldats.

    L’unité participe à l’exercice DEEP EXPRESS en Turquie dans cette nouvelle configuration.

  • En 1971, le Bataillon d’Infanterie OTAN dispose des véhicules suivants :

    • 24 camions M35 Truck Utility 2 ½ ton
    • 24 camionnettes Dodge 4x4 ¾ ton
    • 1 ambulance Dodge 4x4 ¾ ton
    • 44 véhicules M151 4x4 ¼ ton
  • En 1972, la mitrailleuse MAG (Mitrailleuse à Gaz) développée par la Fabrique Nationale d’Armes de Guerre de Herstal/Belgique, est introduite à l’Armée. Elle remplace la mitrailleuse M60 américaine, qui avait été mise en service en 1957.

    La MAG, de calibre 7.62 x 51mm, est l’arme collective d’une section d’infanterie. Pourvue d'un bipied, elle peut également être montée sur trépied ou sur un véhicule. Extrêmement précise, elle démontre une grande fiabilité dans toutes les conditions d'utilisation. Sa conception permet des cadences de tir élevées de l'ordre de 600 à 1000 coups par minutes. Sa portée efficace est de 400 mètres avec bipied et de 600 mètres avec trépied.

  • Du 4 au 21 novembre 1973, l’Armée participe à l’exercice ABSALON EXPRESS au Danemark.

    Cet exercice, auquel participent 13000 militaires provenant de huit pays alliés, se déroule principalement dans la région de Sjælland.

    L’exercice a pour objectif d’éprouver les méthodes de déploiement vers le Danemark de la Force Mobile du Commandement Allié en Europe (AMF). Il démontre de plus l’importance d’une assistance extérieure pour la défense du Danemark et des flancs nord de l’Alliance.

    Pendant cet exercice, l’élément terrestre de l’AMF, commandé par le Général-Major belge J. Groven, se compose d’unités italiennes, belges, allemandes, luxembourgeoises, britanniques et américaines.

    Du côté luxembourgeois, le Bataillon d’Infanterie, placé sous le commandement du Major Armand Boden, participe avec 350 militaires, équipés d’une cinquantaine de véhicules tactiques.

  • Le 16 juillet 1974 a lieu la cérémonie de jumelage entre le Centre d’Instruction de l’Armée de Diekirch et le premier Bataillon du 39ème Régiment de la 8ème Division d’Infanterie américaine, en garnison à Baumholder en Rhénanie-Palatinat.

    La 8ème Division d’Infanterie américaine était une des unités engagées sur notre territoire en 1944.

    En outre, le Bataillon d’Artillerie luxembourgeois, qui constituait notre contribution principale à l’OTAN de 1962 à 1967, était sous contrôle opérationnel de la 8ème Division d’infanterie depuis le mois d’août 1963. Ainsi, notre bataillon participait régulièrement à des manœuvres et entraînements avec les unités américaines, principalement sur le terrain d’exercice de Baumholder.

  • Pour la première fois dans l'histoire des exercices « REFORGER » (Return of Forces to Germany), un élément de l'Armée américaine participant à un exercice de l'OTAN utilise le Findel comme aéroport de débarquement. Le 8 octobre 1975, 188 soldats débarquent de deux avions C-141 «Starlifter » de l'US Air Force et continuent leur voyage par la route à l'aide de moyens de transport luxembourgeois vers la République Fédérale d'Allemagne, où ils participent à des manœuvres aux environs de Würzburg en Bavière. La Musique Militaire prête son concours lors de l'accueil des soldats américains qui sont salués par le Ministre de la Force Publique.

    Cette opération souligne l'appui du Grand-Duché au Traité de l'Atlantique Nord et sa coopération dans la planification des renforts aéroportés mis à la disposition de l'OTAN en cas d'urgence.

  • En février 1976, il est procédé à un changement d’appellation du Centre d’Instruction de l’Armée (CIA) à Diekirch qui devient le Centre d’Instruction Militaire (CIM). Son organisation reste inchangée.

    La caserne de Diekirch existe depuis 1955.

    Dès l’année 1949, le Gouvernement luxembourgeois avait commencé à chercher un emplacement adéquat pour l’installation d’un nouveau camp militaire pouvant accueillir des unités luxembourgeoises lors du retour au pays des troupes luxembourgeoises en garnison en Allemagne.

    Les travaux de construction commencent en 1952.

    Le 10 juillet 1955 a lieu l'entrée officielle des troupes à la nouvelle caserne de Diekirch, en présence de Son Altesse Royale le Prince Félix de Luxembourg, de Monsieur Joseph Bech, Président du Gouvernement, de Monsieur Pierre Werner, Ministre de la Force armée et de nombreuses autres autorités militaires et civiles.

    Après l’abolition du service militaire en 1967, la caserne du Herrenberg est la garnison principale de la nouvelle Armée.

  • Du 27 au 29 avril 1977, exercice de défense territoriale TERRE ROUGE au Luxembourg. Il s’agit du premier exercice d’envergure interallié, organisé sur notre territoire national depuis 1967.

    La caserne de Diekirch existe depuis 1955.

    Deux compagnies luxembourgeoises avec un élément de commandement et de soutien, les brigades de Gendarmerie de l’arrondissement d’Esch-sur-Alzette, une compagnie renforcée du 13ème Régiment d’Infanterie américain stationné à Baumholder et une compagnie du 262ème Bataillon de Parachutistes allemand de Merzig participent à cet exercice, appuyé en outre par une escadrille d’hélicoptères du 3ème Corps allemand.

    Un des objectifs de l’exercice est d’initier les troupes aux techniques aéroportées.

    La presse et de nombreuses autorités civiles et militaires sont invitées à observer la phase finale de cet exercice tactique qui se déroule le 29 avril dans la matinée au « Titelberg », dans la région de Rodange.

    Le 25 mai 1977, un nouveau drapeau de l’Armée avec le monogramme de Son Altesse Royale le Grand-Duc Jean est introduit solennellement à l’occasion d’une cérémonie au Centre d’Instruction Militaire à DIEKIRCH.

    L’historique des drapeaux de l’Armée luxembourgeoise remonte au 30 septembre 1853 avec la remise solennelle d’un drapeau à chacun des deux bataillons de chasseurs à pied. Lors de la formation d’un bataillon unique de chasseurs en 1868, le drapeau du deuxième bataillon est remis au Musée de l’Etat, celui du premier bataillon reste auprès de l’unité.

    Le drapeau du bataillon est repris par le Corps de gendarmes et volontaires lors de sa création en1881 qui le conserve jusqu’en 1940. Le drapeau ayant été confisqué par les occupants allemands, celui en dépôt au Musée de l’Etat sert comme drapeau de la Force armée luxembourgeoise, nouvellement créée après la libération.

    Le 4 juillet 1945, un drapeau tricolore est remis à l’Armée. Ce drapeau est présent au défilé de la victoire, le 10 septembre 1945, à la revue sur le « Glacis » le 10 novembre 1945 lors du départ des soldats luxembourgeois pour l’occupation en Allemagne et une dernière fois à la Fête Nationale en 1946.

    Le 29 mai 1946 a lieu la remise d’un nouveau drapeau à l’Armée, conçu suivant le modèle de 1853 et chargé d’un monogramme de Son Altesse Royale la Grande-Duchesse Charlotte.

    Le drapeau actuel de l’Armée avec le monogramme de Son Altesse Royale le Grand-Duc Henri est remis le 23 juin 2001, lors de la cérémonie militaire à l’occasion de la célébration de la Fête nationale.

  • En juin, le General Alexander Haig Jr., Commandant Suprême des Forces Alliées en Europe (SACEUR) assiste aux cérémonies du Remembrance Day à Ettelbruck.

    Le Remembrance Day, journée de commémoration de la libération du Luxembourg par l’Armée américaine en 1944-1945, était célébré à Ettelbruck de 1954 à 2004.

    Le Remembrance Day était marqué par une cérémonie au monument Patton, suivie d’un défilé de troupes, de démonstrations militaires et des expositions d’équipements.

    Du 9 au 13 septembre, dans le cadre du REFORGER 78, l’Armée assure l’accueil et le soutien d’unités américaines débarquant à l’aéroport de Luxembourg avant de regagner leurs zones d’engagement en Allemagne.

    Du 15 au 29 septembre, la compagnie A, renforcée d’une section anti-char et d’une section de soutien logistique, participe à l’exercice CERTAIN FIELD en République Fédérale d’Allemagne, dans la région de Fulda. La compagnie est intégrée au sein du 1er bataillon du 70ème Régiment Blindé américain.

  • Une compagnie du Bataillon OTAN, renforcée d’une section anti-char et d’une section de soutien logistique participe à l’exercice CERTAIN SENTINEL (Reforger 79) du 29 janvier au 7 février en Allemagne.

    L’état-major du Bataillon participe à deux exercices de poste de commandement (CPX) de l’AMF : GEBIRGE RAMBLE du 25 février au 2 mars 1979 en Allemagne et AGATE EXCHANGE du 5 au 17 juin au Danemark.

    Du 14 au 19 mai, une compagnie est engagée ensemble avec des unités partenaires belges, françaises, néerlandaises et américaines dans l’exercice territorial FRENCH CONNECTION en Belgique.

    L’exercice territorial FORGE DU SUD a lieu au sud du Luxembourg du 1 au 4 octobre.

    Du 18 au 20 octobre, l’exercice SHORT RUN, un entraînement aux opérations aéromobiles, avec participation d’une unité d’hélicoptères américaine, stationnée en Allemagne, a lieu au nord du Grand-Duché.

  • Le 30 janvier 1980, le Centre d’Instruction Militaire signe deux actes de jumelage avec le 151ème Régiment d'Infanterie français en garnison à METZ et avec le 3ème Régiment de Chasseurs Ardennais de l’Armée belge, stationné à Vielsalm.

    Du 18 au 22 mai 1980, une compagnie du Bataillon OTAN, renforcée d’une section de soutien logistique participe, ensemble avec une unité d’infanterie française, à une période de camp avec des exercices tactiques et des entraînements au tir avec armes individuelles et collectives au Camp de Mailly en France.

  • L’exercice PORTE DES ARDENNES est organisé sur le territoire luxembourgeois du 16 au 21 mars. L’exercice mobilise quelque 300 militaires luxembourgeois et une centaine de militaires belges du 3ème Régiment de Chasseurs Ardennais et de l’Ecole d’Infanterie d’Arlon.

    L’objectif est la défense de points sensibles sur le territoire national contre une force ennemie constituée de commandos ayant franchi la frontière allemande et progressant à travers les Ardennes avec la mission de détruire des ouvrages sur la Sûre, la Blees et l’Our et de s’emparer de nœuds routiers stratégiques.

  • Le 24 février 1982, le premier de 18 avions AWACS (Airborne Warning and Control System) du type BOEING E-3A, mis à la disposition de la NAEWF (Nato Airborne Early Warning Force), est immatriculé au LUXEMBOURG (LX-N 90442). Les avions sont stationnés à la base de GEILENKIRCHEN en Allemagne.

    La participation d’un peloton à l’exercice ALLOY EXPRESS en Norvège du 03 au 24 mars 1982 marque la première étape de l’engagement de militaires luxembourgeois dans le Grand Nord lors d’un exercice de l’AMF. Avant le déploiement en Norvège, le peloton suit un « Winter Warfare Training » d’un mois au Canada. Son équipement pour l’exercice en Norvège est mis à disposition par l’Armée canadienne.

  • Du 24 février au 9 mars 1983, un groupe d’officiers et de sous-officiers participe à WINTEX/ CIMEX 83, l’exercice de planification et de conduite stratégique conduit par les différents éléments de la structure de commandement de l’OTAN et les organismes décisionnels des pays alliés.

    Du 25 avril au 15 mai, le Centre d’Instruction Militaire organise l’exercice territorial interallié « Ösling 83 » dans le nord du Grand-Duché. Il s’agit d’un exercice de défense du territoire auquel participent quatre compagnies luxembourgeoises, les brigades de Gendarmerie de l’arrondissement de Diekirch et des unités américaines.

    Du 9 au 28 septembre, le bataillon participe avec 338 militaires et 109 véhicules à l’exercice AMPLE EXPRESS au Danemark. AMPLE EXPRESS est combiné avec l’exercice BOTANY BAY dont l’objectif est de simuler un débarquement aéronaval sur les côtes des îles de Zeeland.

    Du 18 au 20 octobre a lieu l’exercice DELUX. Pour la première fois, des militaires luxembourgeois et allemands travaillent ensemble dans le cadre d’un exercice dont l’objectif est de mettre en œuvre un dispositif de défense du territoire dans la région frontalière. L’exercice se déroule dans un périmètre délimité par les localités de Dasbourg, Clervaux, Wiltz, Ettelbruck, Echternach, Bitburg et Prüm.

    L’évènement mobilise deux compagnies luxembourgeoises et quelque 500 militaires allemands, essentiellement des unités de réserve subordonnées au Verteidigungsbezirkskommando 42 de Trèves.

  • Du 06 au 31 mars, un contingent de 136 militaires avec 47 véhicules participe à AVALANCHE EXPRESS en Norvège du Nord. Cet exercice aéroterrestre s’inscrit dans le cadre des entraînements des Forces Mobiles de l’OTAN dans les conditions hivernales extrêmes.

    A côté des forces territoriales norvégiennes, il met en œuvre des forces spéciales américaines et britanniques et les unités terrestres de l’AMF dans lesquelles est intégré le contingent luxembourgeois.

    Pour se préparer à cet exercice, un groupe d’officiers et de sous-officiers avait suivi en février un entraînement au combat dans des conditions hivernales et arctiques auprès du premier Bataillon des Forces Spéciales américaines, en garnison Bad Tölz.

  • Le remplacement des camionnettes ROVER par le véhicule tactique de construction américaine HMMWV (High Mobility Multipropose Wheeled Vehicule) débute en 1985 avec la livraison d’une première tranche de 29 véhicules.

    En 1987, le remplacement des véhicules tactiques par le HMMWV est achevé.

    Le HMMWV, appelé HUMVEE ou HUMMER par référence à la version civile de ce véhicule utilitaire du constructeur américain AM General, est procuré dans différentes versions.

    Il sert de véhicule léger de reconnaissance, de plateforme de tir pour le TOW, de transporteur de troupe, de transporteur pour le peloton mortier, d’ambulance ou de transporteur de « Shelters ».

    Au total, 95 HMMWV des versions M 966 (TOW), M 997 (ambulances et véhicule de poste de commandement ), M998, M 1025 & M 1026 (Reconnaissance), M1035 (ambulances), M 1042 (Shelter) entrent en service.

    En 1997, l’Armée procède à l’acquisition de 42 HMMWV en version blindée du type M 1114. Il s’agit de doter les contingents déployés en opération de gestion de crise dans les Balkans d’un véhicule offrant un minimum de protection aux passagers. Ces HMMWV blindés sont encore en service aujourd’hui.

    Les véhicules non-blindés, livrés entre 1985 et 1987, sont remplacés en 2010 par le Dingo 2, construit par Krauss-Maffei Wegmann et basé sur un châssis UNIMOG.

  • Suite à la signature des adaptation de la contribution à l’AMF et les plans d’exécution subséquents, l’année 1986 marque une nouvelle étape importante pour l’Armée luxembourgeoise.

    Compte tenu des ressources limitées, l’importance accordée à l’organisation des unités de soutien et des unités chargées de la défense du territoriale a pour conséquence que la contribution luxembourgeoise à l’AMF(L) est ramenée à la taille d’une compagnie légère, renforcée par un peloton anti-char et un élément de soutien national (NSE).

    Qualitativement, la réduction en taille est compensée par la décision de déployer l’unité dans toutes les zones d’engagement potentielles de l’AMF et par une modernisation des équipements et de l’armement.

    Suite à l’acquisition de mortiers britanniques du modèle L16A2, de calibre 81 mm, l’Armée dispose dorénavant d’une capacité performante d’appui-feu.

  • L’exercice de l’AMF conduit sous le nom ACCORD EXPRESS 87 a lieu du 28 août au 25 septembre dans la région de Sjaelland au Danemark.

    Il s’agit du premier exercice AMF auquel participe un contingent luxembourgeois dans sa configuration réduite à la taille d’une compagnie renforcée avec un effectif total de 168 militaires.

    La loi du 17 novembre 1986 modifiant la loi concernant l´organisation militaire a pour objet l'égalité de traitement entre hommes et femmes en supprimant la notion de « sexe masculin » de l’article fixant les conditions d’accès à l’Armée. Le volontariat devient ainsi accessible aux jeunes Luxembourgeoises et les premiers candidats-volontaires féminins sont incorporées le 21 avril 1987.

  • Du 29 février au 19 mars 1988, le contingent AMF participe à l’exercice ARROWHEAD EXPRESS 88, dans la région de Bardufoss, au nord de la Norvège.

    Le contingent de 169 militaires au total est articulé en une section de commandement, un élément de soutien, deux pelotons d’éclaireurs, le peloton anti-char et une section de mortiers.

    Il est équipé de 25 véhicules tactiques HUMMER, de 17 camionnettes Rover, de 20 camions M35 et de 4 véhicules tout-terrain MERCEDES.

    Du 5 au 28 septembre, le contingent participe dans une configuration identique à l’exercice ALLY EXPRESS en Turquie, dans la région de Marmara.

  • Au mois de mars, l’Armée participe pour la dernière fois à l’exercice de l’OTAN WINTEX, un exercice de planification et de conduite dont l’objectif principal est de mettre en œuvre les plans stratégiques et les procédures opérationnelles en cas de crise grave ou de guerre.

    Au mois de juillet, le premier exercice « Overseas Deployment Training » a lieu au « General Support Center BENELUX » à Bettembourg. Des unités de réserve de l’Armée américaine sont déployées au Luxembourg pour effectuer l’entretien et la maintenance des équipements de combat présents sur le site. L’Armée contribue à cet exercice avec son groupement Host Nation Support (HNS) qui a pour mission principale d’apporter aux unités déployées le soutien logistique prévu dans le cadre des accords de coopération.

    Dans le cadre du plan national d’intervention en cas d’accident nucléaire ou radiologique, la compagnie B effectue un exercice de mise en œuvre d’une station de décontamination au Lycée Technique du Nord à Ettelbruck au mois de juillet. La compagnie B regroupe les volontaires fréquentant les cours de l’Ecole de l’Armée. Cette unité est entrainée pour accomplir diverses missions sur le territoire national en cas d’incident grave ou de catastrophe.

    Du 11 au 13 juillet, la section des contrôleurs aériens avancés de l’Armée ( Forward Air Controller ) organise l’exercice CHEERFULL CHALLENGE au Luxembourg.

  • En 1990, le Groupe Inspections, Vérifications et Observations (GIVO) de l’Armée est mis sur pied.

    Le GIVO se compose d’un bureau permanent au niveau du Commandement de l’Armée et d’un nombre variable d’officiers et de sous-officiers à temps partiel.

    Les missions dans le cadre des accords et traités de maîtrise de l’armement sont diverses :

    • accueillir et escorter au Luxembourg des inspecteurs étrangers qui y viennent en exécution des accords de Stockholm, du futur accord sur le régime d’observation aérienne (ciel ouvert), du futur accord sur les forces conventionnelles en Europe (FCE), du futur accord sur l’interdiction des armes chimiques et du futur accord de Vienne sur les mesures de confiance et de sécurité ;
    • participer à des missions de vérification des accords de désarmement dans les pays membres du Pacte de Varsovie ;
    • renforcement de la défense anti-char de l’AMF
    • observer des manœuvres militaires à l’étranger, notamment en Europe de l’Est.

    Le 17 novembre 1990 est signé le Document de Vienne (VD 90) sur les mesures de confiance et de sécurité.

    Le 19 novembre 1990, le traité sur les Forces Conventionnelles en Europe (FCE), dont le but consiste à réduire le nombre d’armes conventionnelles en Europe, est signé à Paris.

    Depuis la création du GIVO, des militaires luxembourgeois ont participé à environ 400 missions de contrôle des armements.

  • Entre le 12 avril et le 18 mai 1991, opération «Provide Comfort » humanitaire dans le sud de la Turquie afin de soutenir les réfugiés kurdes dans les montagnes turques au nord de la frontière iraquienne. Ces trois convois transportent au total quelque 250 tonnes de vivres, d’eau, de médicaments et de vêtements.

    Le 15 mai, le Luxembourg s’engage à constituer un contingent pour participer à l’opération «Provide Comfort », qu’une coalition de 9 pays a engagée sous la conduite des Etats-Unis d’Amérique. La mission de cette coalition est de ramener en toute sécurité les réfugiés kurdes vers leurs villages dans le nord de l’Iraq, de les nourrir, de leur prodiguer des soins médicaux, de les équiper et de les héberger afin qu’ils puissent reprendre une vie quelque peu normale.

    Le 08 juin 1991, le commandement de la force de coalition remet officiellement la responsabilité de l’opération à l’Organisation des Nations Unies.

  • Le 30 mars 1992, un contingent luxembourgeois est déployé en Slavonie orientale pour participer à la Force de Protection des Nations Unies (FORPRONU) en Yougoslavie.

    Il s’agit de la première contribution luxembourgeoise à une opération de maintien de la paix depuis l’engagement en Corée.

    La FORPRONU, dont la création est basée sur la résolution 743, adoptée le 21 février 1992 par le Conseil de sécurité des Nations unies, a pour mandat de veiller à la démilitarisation des zones protégées par les Nations Unies, à la démobilisation des unités de défense territoriale, la remise des armes, la dissolution des unités paramilitaires, le contrôle de la police locale et le retour des réfugiés.

    Le contingent luxembourgeois, composé de 41 militaires, est rattaché à un bataillon belge, déployé en Slavonie orientale, une région intégrée à la République serbe de Krajina entre 1991 et 1995.

    Ses éléments sont déployés à Baranjsko Petrovo Selo et à Beli Manastir. La mission consiste à occuper des points d’observation et de contrôle, d’effectuer des patrouilles de sécurité et de fournir de l'aide humanitaire. Le chef du détachement occupe temporairement la fonction d’officier de liaison au sein d’une unité croate à Osijek.

  • L’engagement de l’Armée dans la FORPRONU se poursuit en 1993.

    Un deuxième contingent participe à la FORPRONU d’octobre 1992 à mars 1993, un troisième de mars à août 1993.

  • En 1994, des détachements d’honneur de l’Armée assistent aux nombreuses célébrations marquant le 50ème anniversaire de la libération en 1944.

    • 11 et 19 mars : 50ème anniversaire de l’Union des Mouvements de Résistance luxembourgeois
    • 28 mai : Memorial Day au cimetière de Hamm
    • 5 juin : commémoration du 50ème anniversaire du D-DAY au Royaume-Uni
    • 6 juin : participation d’une compagnie d’honneur aux cérémonies commémorant le débarquement allié en Normandie
    • 11 juin : inauguration du National Liberation Memorial au carrefour Schumann
    • 10 juillet : Remembrance Day à Ettelbruck
    • 25 au 27 août : commémoration du 50ème anniversaire de la libération de la Côte Fleurie par la Brigade Piron
    • 4 septembre : commémoration de la libération de la Belgique à Bruxelles
    • 9 et 10 septembre : commémoration de la libération à Luxembourg-Ville
    • 13 septembre : commémoration de la libération de Diekirch
    • 23 septembre : commémoration de la libération des villes de Hunsel et de Thorn dans le Limbourg par la Brigade Piron
    • 16 octobre : commémoration de la libération de Larochette