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L'Armée de nos jours

La contribution à l'Union Européenne

  • Participation à la mission des observateurs de l’Union Européenne en ex-Yougoslavie (ECMM)
    UE

    Dans le cadre des présidences luxembourgeoises de l'Union Européenne en 1991 et 1997, l'Armée a participé aux missions "European Community Monitoring Mission" (ECMM) moyennant 20 officiers et 7 sous-officiers.

    La mission ECMM a été établie sous les termes de la déclaration de "Brioni", signée le 07 juillet 1991.

    Ses activités principales ont été énumérées dans le "Memorandum of Understanding" (MOU) conclu entre les gouvernements dans la zone de responsabilité. Elles comprenaient entre autres:

    • observer la situation politique et militaire;
    • dresser des rapports sur la situation politique et militaire;
    • surveiller le respect des droits de l'Homme;
    • concourir aux opérations humanitaires;
    • développer des priorités pour la reconstruction;
    • assister l'OSCE dans les élections en Bosnie-Herzégovine.

    La mission des observateurs a été effectuée dans sept pays: Bosnie-Herzégovine, Croatie, République fédérale de Yougoslavie, FYROM, Hongrie, Bulgarie et Albanie.

  • Participation à la mission CONCORDIA (Mission de l’Union Européenne dans l’Ancienne République Yougoslave de Macédoine)
    UE

    Suite à la demande du p résident de Ancienne République Yougoslave de Macédoine, Monsieur Trajkovski, et après la résolution 1371 du Conseil de Sécurité des Nations Unies, l'Union Européenne a mise sur pied l'opération CONCORDIA. L’objectif principal de cette opération est de contribuer en ARYM à un environnement stable afin de permettre l'implémentation de l'accord, signé en août 2001, dans la ville de OHRID.

    Cette opération était une contribution aux efforts déjà fournis afin de soutenir le processus de démocratisation et de pacification de ce pays ainsi que sa relance économique.

    En avril 2003, le Luxembourg avait envoyé un officier qui était affecté à l'état-major de la force multinationale. Une rotation du personnel luxembourgeois a eu lieu en septembre 2003 jusqu’à la fin de la mission MUEARYM/CONCORDIA en décembre 2003.

  • Participation à la mission ALTHEA de l’Union Européenne en Bosnie-Herzégovine
    EUFOR

    La mission appelée ALTHEA, de l’UE, s’effectue dans le cadre juridique et politique de l’accord général de paix. Elle soutient le processus de stabilisation dans la région et se fait sur base légale d’un mandat chapitre VI de la Charte de l’ONU.

    Un sous-officier luxembourgeois participe à cette mission depuis le 01 novembre 2004. Il occupe le poste d’ " assistant administratif " au sein de la branche logistique au quartier général de SARAJEVO et est relevé dans ses fonctions tous les 4 mois.

  • Participation à la mission EUSEC RD CONGO de l’Union Européenne au CONGO
    EUSEC

    La mission a été lancée le 8 juin 2005 sous Présidence luxembourgeoise. D’une durée initiale d’un an, la mission a pour objectif de fournir conseil et assistance aux autorités congolaises compétentes en matière de sécurité en veillant à promouvoir des politiques compatibles avec les droits de l’homme et le droit international humanitaire, les normes démocratiques et les principes de bonne gestion des affaires publiques, de transparence et de respect de l’Etat de droit.

    Il s’agit d’aider à réformer en profondeur l’armée congolaise. Depuis janvier 2006 la mission comprend également un projet d’assistance technique visant à améliorer la chaîne de paiement des salaires au sein de l’armée congolaise en séparant cette chaîne « financière » de la chaîne de commandement, afin de mettre un terme aux détournements de fonds par la hiérarchie militaire (projet baptisée « EUSEC-FIN »). La mission comporte en tout 25 personnels, en provenance de 7 Etats membres, dont le Luxembourg, qui a décidé en février 2006 de détacher un sous-officier de l’Armée au projet EUSEC-FIN, où il est responsable de l’appui logistique. Le premier sous-officier luxembourgeois a pris ses fonctions à KINSHASA le 04 avril 2006.

    Depuis, les rotations se font tous les 4 mois. La mission est toujours en cours.

  • Participation à la mission EUFOR RD CONGO de l’Union Européenne au CONGO
    EUFOR

    Selon les termes de la résolution 1671 adopté par le Conseil de sécurité des Nations Unies le 25 avril 2006, le mandat de l´EUFOR R.D. Congo consistait en :

    1. Apporter son soutien à la MONUC (Mission de l’ONU en République Démocratique du Congo).
    2. Contribuer à la protection des civils exposés à la menace imminente de violences physiques dans les zones où elle sera déployée, et sans préjudice de la responsabilité du Gouvernement de la République démocratique du Congo;
    3. Contribuer à la protection de l’aéroport à Kinshasa;
    4. Assurer la sécurité et la liberté de mouvement du personnel ainsi que la protection des installations de l’EUFOR R.D.Congo ;
    5. Effectuer des opérations de caractère limité, afin d’extraire des individus en danger.

    Un sous-officier de l’Armée a été détaché de juillet à novembre 2006 à l’état-major de l’opération, établi au sein du « Einsatzführungskommando der Bundeswehr » à Potsdam sous commandement allemand. Il y assumait une fonction administrative au sein du « Joint Operation Center ».

    L’état-major de la force fut fourni par la France et le commandement de la force à Kinshasa était également français. Par ailleurs, de juillet à novembre 2006, le Luxembourg a détaché un officier à l’Etat-major de la force (FHQ) à Kinshasa. Il faisait office d’officier de liaison entre les troupes onusiennes (MONUC) et européennes (EUFOR).

    Le terme du mandat EUFOR était fixé au 30 novembre 2006.

  • Participation à la mission EUFOR (MINURCAT) TCHAD/RCA de l’Union Européenne au Tchad et en République centraficaine
    EUFOR

    L'Union européenne (UE) conduit depuis Mars 2008 une opération militaire de transition dans l'Est du Tchad et dans le Nord-est de la République centrafricaine (EUFOR TCHAD/RCA). Cette opération s'inscrit dans le cadre de la politique européenne de sécurité et de défense (PESD).

    En menant une telle opération, l'UE renforce l'action qu'elle mène de longue date visant à faire face à la crise du Darfour, dans le cadre d'une approche régionale de cette crise.

    Dans sa résolution 1778 (2007) du 25 septembre 2007, le Conseil de sécurité des Nations Unies a approuvé la mise en place d'une mission des Nations Unies en République centrafricaine et au Tchad (MINURCAT) et a autorisé l'Union européenne à déployer ses forces, pour une durée d'un an.

    EUFOR TCHAD/RCA est une opération militaire intérimaire destinée à soutenir la présence multidimensionnelle des Nations Unies dans l'Est du Tchad et dans le Nord-Est de la République centrafricaine afin d'améliorer la sécurité dans ces régions. La mission de l'UE a plus particulièrement les objectifs suivants :

    - contribuer à la protection des civils en danger, en particulier les réfugiés et les personnes déplacées,

    - faciliter l'acheminement de l'aide humanitaire et la libre circulation du personnel humanitaire en contribuant à améliorer la sécurité dans la zone d'opérations,

    - contribuer à la protection du personnel, des locaux, des installations et du matériel des Nations Unies et assurer la sécurité et la liberté de circulation de son propre personnel, du personnel des Nations Unies et du personnel associé.

    L’Armée a participé à cette mission à raison de trois rotations (de 4 mois chacune) moyennant un officier et un sous-officier luxembourgeois à partir du mois d’avril 2008.

    Ils ont occupé une fonction d’état-major au sein du quartier général de la Force.

  • Participation à la mission EU NAVFOR ATALANTA de l’Union Européenne aux abords de la Somalie
    UE

    La Somalie subit depuis les années ’90 une guerre civile qui oppose les différents clans et qui implique des groupes de mouvance islamistes. Dans cet environnement instable, le phénomène de la piraterie a trouvé un nouvel essor avec la prise en otage de navires de la marine marchande dans le Golfe d’Aden, dans l’Océan Indien jusqu’aux Seychelles et dans le Sud de la Mer Rouge. Depuis décembre 2008, plus de 130 attaques ont été enregistrées.

    Pour faire face à cette menace, l’Union européenne (UE) mène depuis le 08 décembre 2008 une opération militaire pour contribuer à la dissuasion, à la prévention et à la répression des actes de piraterie et de vols à main armée au large des côtes de la Somalie. Cette opération est la première opération maritime de l’UE, et elle confirme le rôle d’acteur global de l’UE dans les relations internationales.

    L’opération dénommée EU NAVFOR ATALANTA a été lancée à l’appui de plusieurs résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies et vise à :

    - fournir une protection aux navires affrétés par le Programme alimentaire mondial, programme qui nourrit chaque jour en moyenne plus de 1 600 000 Somaliens déplacés ;

    - protéger les navires marchands avec si besoin recours à l’usage de la force, pour dissuader, prévenir et intervenir afin de mettre fin aux actes de piraterie ou aux vols à main armée qui pourrait être commis dans la zone d’opération.

    Le commandement de l’opération est effectué à partir de l’Etat-major opérationnel (OHQ) installé à NORTHWOOD en Grande-Bretagne. L’Etat-major de la force (FHQ) conduit l’opération dans le théâtre. Plus de 1800 militaires participent à cette opération. Le nombre de navires de guerre varie entre 5 et 9 frégates. Enfin, 3 à 5 avions de surveillance maritime complètent le dispositif.

    Le Luxembourg participe à cette opération depuis le 01 octobre 2009 avec deux avions de surveillance maritime « Merlin » sous forme d’un partenariat public-privé et depuis janvier 2010 avec un officier à l’OHQ pour permettre un suivi permanent de l’opération et de la contribution luxembourgeoise.

  • Participation à la mission EUTM SOMALIA de l'Union Européenne en Somalie.

    Depuis mai 2010, un caporal de l'Armée luxembourgeoise participe à cette mission et exerce la fonction d’aide-instructeur au sein du « BEL-LUX Team ». L'équipe de formation « BEL-LUX Team » assurera l'instruction de base d'un peloton de candidats sous-officiers somaliens. L'instruction sera donnée au camp de BIHANGA en Ouganda.

    Le 25 janvier 2010, le Conseil de l'UE a décidé de mettre sur pied une mission militaire pour contribuer à la formation des forces de sécurité somaliennes. Cette mission militaire contribuera à renforcer le Gouvernement fédéral de transition (GFT) de Somalie en tant que gouvernement fonctionnant de manière effective et au service des citoyens somaliens.

    En novembre 2009, le Conseil avait approuvé un concept de gestion de crise pour une éventuelle mission, au titre de la Politique de sécurité et de défense commune (PSDC) de l'UE, afin de contribuer à la formation des forces de sécurité somaliennes. Il avait également demandé que les travaux de planification se poursuivent. Le Comité politique et de sécurité (COPS) avait alors désigné l'autorité de planification, fournie par l'Espagne.

    Les principaux éléments de cette nouvelle mission envisagée par l'UE sont les suivants :

    a. la mission militaire se déroulera en Ouganda où les forces somaliennes y reçoivent déjà une formation ; l'Ouganda est, par ailleurs, le principal contributeur en troupes de la force de l'Union africaine, l'AMISOM (African Mission in Somalia) dont la force est placée sous le commandement d'un général ougandais ;

    b. la mission serait conduite en étroite coordination avec le GFT, l'Ouganda, l'Union Africaine (UA), les Nations Unies et les Etats-Unis d'Amérique.

    c. Elle devrait contribuer à la formation de 2 000 soldats somaliens, y compris des instructeurs ; elle formerait en particulierle personnel d'encadrement (des jeunes officiers et des sous-officiers) Recrutées par le gouvernement fédéral de transition somalien, les recrues sont soumises à un entraînement de l’AMISOM en Ouganda, dans un milieu permissif. Un rôle de soutien revient à l’UE. Il s’agit notamment de prodiguer des modules de premiers soins, de combat en localité et de communication, mais également des cursus entiers pourdes officiers et des sous-officiers. A la fin de leur formation, ces militaires regagneront la Somalie et intègreront les forces de sécurité somaliennes. En Somalie, ils seront suivis et soumis à un programme de «mentoring» par l’AMISOM, et tout particulièrement par des militaires ougandais. Le programme de formation portera aussi sur les Droits de l'homme et le droit humanitaire international ;

    d. la mission devrait permettre de former de manière adéquate les forces militaires, de protéger les populations civiles de Somalie et de donner plus de cohérence aux nombreuses initiatives déjà prises par différents pays ;

    e. le quartier général sera établi en Ouganda ; la mission comptera également un bureau de liaison à Nairobi et une cellule de soutien à Bruxelles ;

    f. la formation des forces de sécurité somaliennes s'inscrira dans le cadre d'un effort plus large de la Communauté internationale incluant notamment les enquêtes de sécurité des élèves militaires, le suivi et l'encadrement des élèves militaires après leur retour à Mogadiscio, le financement ainsi que le paiement de leur solde.

    La contribution que l'UE envisage en matière de formation des forces de sécurité somaliennes s'inscrit dans le cadre de l'approche globale de l'UE à l'égard de la Somalie. L'UE continuera d'œuvrer à la stabilisation de la Somalie en apportant un soutien dans des domaines prioritaires et essentiels tels que le secteur de la sécurité, l'aide au développement, l'aide à la population et le renforcement des capacités, outre la poursuite de l'opération EUNAVFOR - ATALANTA et l'aide humanitaire.