La contribution OTAN

Historique

Lorsqu'en 1967 le service militaire obligatoire fut aboli, après le GTR et le bataillon d'artillerie intégré à la 8 e Division d'Infanterie US stationnée à BAUMHOLDER, le " 1er Bataillon d'Infanterie OTAN " avait vu le jour. Ce bataillon, fourni par le CIM (Centre d’Instruction militaire), était composé d'une unité de commandement et de service, de deux compagnies d'infanterie montée et d'une compagnie d'éclairage, c’est-à-dire en tout 366 cadres et volontaires. Il faisait partie dès 1968 de l’ "ACE Mobile Force (LAND)" AMF(L) de l'OTAN et participait pour la première fois à un exercice en septembre 1969 au DANEMARK.

L'AMF(L) était une force multinationale, conventionnelle et mobile qui pouvait être envoyée dès l’apparition des premiers symptômes d'un conflit armé dans la région menacée. Elle jouait donc plutôt un rôle politique destiné à dissuader un agresseur. Ce rôle pouvait se résumer par un "show the flag". En 2002, l’AMF(L) fut dissoute.

Étant donné que l'OTAN avait des forces de plusieurs nations en Centre-Europe, le rôle de dissuasion incombant à l'AMF(L) devait se jouer sur les flancs (NORVÈGE - DANEMARK - ITALIE - GRÈCE et TURQUIE).

Si le bataillon OTAN luxembourgeois pouvait participer à des actions au DANEMARK, en GRÈCE ou en TURQUIE, faute d'équipement hivernal et d'un entraînement adéquat, son emploi en NORVÈGE n'était pas possible pendant la période d'hiver.

De 1968 à 1985, le bataillon avait subi divers changements:

  • remplacement des 106 CSR par les "TOW",
  • remplacement des DODGE 4x4 par des ROVER 4x4,
  • mise en place du peloton NSE (élément national de support),
  • augmentation en personnel.

En 1982, sur les insistances du Haut-Commandement de l'OTAN, un peloton prenait part pour la première fois à un entraînement hivernal.

Le dernier exercice du "1 er Bataillon d'Infanterie OTAN" avait lieu en hiver début 1985 et le bataillon fut remplacé par le "contingent AMF(L) luxembourgeois". Il s'agissait d'une compagnie renforcée dont les éléments sont fournis par le Centre militaire à DIEKIRCH, à savoir :

  • la compagnie AMF(L) ( ACE Mobile Force (LAND) ),
  • un élément de guidage aérien (FAC) (Forward Air Controler),
  • un élément de support logistique national (NSE) (National Support Element),
  • un élément médical.

Le "contingent AMF(L) luxembourgeois" faisait partie intégrante de "l'ACE Mobile Force (Land)" de l'OTAN, ses équipements et son entraînement lui permettaient d'être opérationnel dans toutes les zones d'engagement de l'AMF(L).

La décision de l’OTAN de dissoudre cette grande unité multinationale composée d’éléments de 17 nations, s’inscrit dans le cadre du nouveau concept stratégique de l’Alliance et a contribué à la mise en œuvre de sa nouvelle structure militaire.

Contributions

Depuis 1996, l’Armée luxembourgeoise participe à diverses opérations de l’OTAN, comme IFOR, SFOR, KFOR ou ISAF (c.f. plus loin). Par ailleurs, le Luxembourg est associé à des programmes multinationaux en vue de résorber les lacunes capacitaires de l’OTAN et de l’UE.

L’Armée luxembourgeoise projette également de participer à terme avec des forces aux initiatives de réaction rapide de l’OTAN (NATO Response Force NRF) et de l’UE (Groupements tactiques GT).