La mise sur pied du GTR (1954-1959)

En 1954, l'Armée luxembourgeoise atteint sa plus grande extension par la mise sur pied du "Groupement tactique régimentaire" (GTR), contribution du Luxembourg à l'OTAN.

Le GTR comprend :

  • trois bataillons d'infanterie (chacun à 35 officiers, 121 sous-officiers et 753 soldats, soit 909 hommes),
  • un bataillon d'artillerie (à 44 officiers, 110 sous-officiers et 421 soldats, soit 575 hommes),
  • une compagnie de service (à 8 officiers, 33 sous-officiers et 145 soldats, soit 186 hommes),
  • une compagnie médicale (9 officiers, 39 sous-officiers et 171 soldats, soit 219 hommes),
  • une compagnie de transports (4 officiers, 19 sous-officiers et 147 soldats, soit 170 hommes),
  • une compagnie de transmissions (5 officiers, 11 sous-officiers et 101 soldats, soit 117 hommes),
  • une compagnie de génie (9 officiers, 28 sous-officiers et 205 soldats, soit 242 hommes),
  • une compagnie de mortiers lourds (6 officiers, 27 sous-officiers et 147 soldats, soit 180 hommes),
  • une compagnie de reconnaissance (5 officiers, 16 sous-officiers et 110 soldats, soit 131 hommes),
  • une compagnie d'état-major, (25 officiers, 30 sous-officiers et 150 soldats, soit 205 hommes).

Le GTR sur pied de guerre nécessite donc 220 officiers, 676 sous-officiers et 3.856 soldats, soit au total 4.752 hommes.

Un groupe de support logistique lui est rattaché. Ce groupe comprend une compagnie de triage et d'évacuation des blessés, une compagnie matériel et une compagnie quartier-maître. L'effectif global du groupe s'élève à 20 officiers, 74 sous-officiers et 273 soldats, soit 367 hommes. Le GTR avec son groupe de support logistique devait avoir un effectif de 5.119 hommes.

Outre le GTR, l'Armée comprend également le Commandement du Territoire qui dispose des unités suivantes :

  • une compagnie d'état-major (27 officiers, 42 sous-officiers et 114 soldats, soit 183 hommes),
  • une compagnie de police militaire (5 officiers, 18 sous-officiers et 118 soldats, soit 141 hommes),
  • une compagnie mouvements et transports (16 officiers, 37 sous-officiers et 161 soldats, soit 214 hommes),
  • un bataillon de garde statique (34 officiers, 110 sous-officiers et 910 soldats, soit 1.054 hommes),
  • un bataillon mobile (38 officiers, 138 sous-officiers et 842 soldats, soit 1.018 hommes).

L'effectif total du Commandement du Territoire devait comprendre 2.607 hommes.

L'effectif prévu de l'Etat-Major général était de 63 officiers, 86 sous-officiers et 250 hommes.

L'Etat-Major général était implanté à la caserne de WALFERDANGE.

L'effectif prévu du Centre d'Instruction de DIEKIRCH et de WALFERDANGE et des divers services techniques (CAPELLEN et WALDHOF) était de 2.300 hommes.

L'effectif global prévu en temps de guerre devait atteindre 10.400 hommes. Il n'a jamais été atteint; seuls le GTR, l'EMG et les Services logistiques et techniques indispensables furent opérationnels.

Mais outre le GTR et certaines parties de l'infrastructure (Etat-Major général, Centre d'Instruction de DIEKIRCH, services techniques indispensables) le reste des formations sera purement théorique.

En 1959 le Groupement tactique régimentaire fut supprimé.