Le Contingent Fédéral (1841-1867)

En 1839, lorsque Guillaume 1er adhère au Traité de Londres, le Grand-Duché est amputé de l'actuelle province belge du Luxembourg et la milice luxembourgeoise se voit diminuée de la moitié de ses effectifs en raison de la perte de 160.000 habitants.

D'après les stipulations du Traité de Londres, le Luxembourg et le Duché de Limbourg, nouvellement créé, tous les deux membres de la Confédération germanique, sont tenus à fournir ensemble un contingent fédéral. C'est ainsi que prend naissance le contingent luxembourgeois qui comprend 1.319 hommes d'active, 220 hommes de première et 439 de deuxième réserve, répartis comme suit :

  • un bataillon de chasseurs à pied, tenant garnison à ECHTERNACH,
  • un escadron de cavalerie à DIEKIRCH,
  • un détachement d'artillerie à ETTELBRUCK.

En 1846, l'arrêté royal grand-ducal du 25 novembre supprime les unités de cavalerie et d'artillerie et le contingent luxembourgeois est séparé du contingent limbourgeois. L'effectif est porté à 1.602 hommes répartis sur deux bataillons de chasseurs à pied. La réserve comprend deux compagnies totalisant 533 hommes et une compagnie de dépôt de 267 hommes. Le premier bataillon tient garnison à ECHTERNACH, le second à DIEKIRCH.

En 1866 la guerre austro-prussienne amène la dissolution de la Confédération germanique. La Conférence de Londres, signant le 11 mai 1867 le Traité de Londres, met fin à l'appartenance du Grand-Duché à la Confédération germanique.

Le Luxembourg est déclaré perpétuellement neutre sous la garantie des puissances signataires.

En 1867 la garnison prussienne de la forteresse part, et les deux bataillons de chasseurs luxembourgeois entrent dans la Ville de Luxembourg le 09 septembre 1867.