«À la fin, 85% des frontaliers auront leurs masques»

Jeudi 28 mai 2020

La mission de distribution des masques aux travailleurs frontaliers s'achève dimanche pour l'armée luxembourgeoise. 

«C'est la mission de la plus grande envergure jamais réalisée par l'armée sur le territoire luxembourgeois. Mais cela vaut aussi pour les autres administrations», reconnaît modestement Max Goeres, officier logistique opérationnel de la Lëtzebuerger Arméi.

Le constat est évident: 10 millions de masques à distribuer aux frontaliers sur douze sites, des transports logistiques et deux fois plus de mobilisation. «D'ordinaire, notre présence est surtout nécessaire en appui lors de catastrophes naturelles. Mais cela dure quelques jours, quelques semaines au plus».

«Tout a été fluide»

La crise du coronavirus a revêtu un aspect exceptionnel pour l'armée luxembourgeoise. Un défi majeur également: «Le plus difficile a été de coordonner les différents sites en parallèle aux quatre coins du pays. Mais cette coordination avec les communes et la poste a bien fonctionné. Par la suite, tout a été fluide».

Plus de 200 personnes ont donc été mobilisées pour distribuer une boîte de 50 masques à chaque frontalier. 70% en ont déjà profité. L'opération s'arrêtera à la fin de la semaine sur les deux sites toujours ouverts (Esch-Belval et Findel), après trois semaines de distribution intensive. «Entre 1 000 et 2 000 personnes viennent encore chaque jour, même si les flux ont diminué. D'ici à dimanche, entre 80 et 85% des frontaliers auront récupéré leurs masques», estime le militaire.

«Un retour très positif»

Un chiffre substantiel si l'on considère qu'une partie non négligeable des travailleurs venus de France, de Belgique et d'Allemagne n'ont pas encore repris le chemin du bureau. «En général, nous avons eu un retour très positif. Les personnes saluent le fait que le Luxembourg leur distribue des masques. Ils ont également apprécié la vitesse d'exécution et la simplicité».

Pour récupérer sa boîte de masques, il suffit en effet de présenter le bon de retrait envoyé par le gouvernement. Que les retardataires se dépêchent, l'opération ne sera pas prolongée après dimanche.

L'armée, pour sa part, vise un retour à une activité plus normale «en reprenant notamment les déploiements opérationnels», explique Max Goeres. «Mais nous restons vigilants et gardons bien sûr un œil sur l'évolution de l'épidémie. En cas de besoin, nous serons toujours à disposition de la nation...».

Thomas Holzer/L'essentiel

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